Je pense que c'est la dernière page... Quelques mots sur la Russie, que je n'ai cessé de comparer à l'Amérique et que, je pense, j'ai comprise (bien qu'un génie ait dit : « On ne peut pas comprendre la Russie avec la raison ») un tout petit peu mieux... Les Russes sont si fiers de leur mentalité, de leur caractère unique, que cela en devient triste. Et quel est le trait le plus frappant de ce caractère ? La capacité de duper n'importe qui dans n'importe quelle situation ! Eh bien dis donc ! Ils ont trouvé de quoi être fiers. (D'ailleurs, à Brooklyn, où se concentre la majeure partie de la population russophone de NY, le coût de l'assurance automobile est bien plus élevé que dans les autres quartiers de la ville... pourquoi ? parce que les Russes ont appris à tromper les compagnies d'assurance).
En Amérique, mon indignation envers la population russophone s'est accentuée... La rue Brighton Beach est un symbole de la Russie. Tu regardes autour de toi – des annonces avec des fautes, tu regardes devant toi – des gens mal habillés avec des visages méchants qui choisissent un livre de Dontsova, l'odeur dégoûtante de cette rue me forçait à m'enfuir le plus loin possible, et surtout – on ne voit pas le ciel. À la place, un morceau de voie de métro... Le fer remplace dans cette rue l'espace bleu infini... Mais si l'on regarde sur le côté, l'infinité du beau, l'infinité de l'océan s'ouvrira à tes yeux...
La seule chose, comme il s'est avéré, qui m'a manqué en Amérique, c'est la vraie langue russe. Non pas déformée par des gens pour qui elle n'a jamais été maternelle et non pas diluée par d'autres langues dans la tête de gens pour qui elle a cessé d'être maternelle (qui disent « venez demain et nous serons en train de voir » et « passez une bonne journée »), mais la vraie...
Je n'ai toujours pas passé mes examens parce que j'ai la flemme de lire. J'écris ce blog pour retourner dans le passé et tout revivre à nouveau. Je ne peux pas réagir normalement aux changements qui se produisent dans ma vie parce que je n'ai tout simplement pas la force. Je ne peux pas me forcer à aller à l'université parce que j'ai tout le temps envie de dormir. Je regarde l'océan sur l'image et ça me dégoûte de regarder par la fenêtre la réalité. Je ne veux pas communiquer avec les gens parce qu'ils ne comprendront pas ma tristesse et ma mélancolie.
Ce pays me manque, Miami me manque... Aucune personne ne m'a manqué autant que cette ville me manque, sa chaleur insupportable, son eau bleue salée me manquent.
Je ressens un vide en moi, parce qu'il n'y a que mon corps qui est revenu en Russie, mais tous mes désirs, mes pensées et mes rêves m'ont été pris par l'Amérique et Miami. J'y retournerai un jour, je le promets...
Merci à ceux qui ont lu au moins quelque chose.


