Il faut voir cette ville !!! Ici, tout est différent ! Même l'air semble inhabituel (je ne sais pas comment ils font, mais il est pur). Et les gens... Ici, ils sont différents. Beaucoup sont prêts à aider de manière totalement désintéressée.
À la sortie de l'aéroport, un Russe nous a bloqué le chemin avec l'intention de nous emmener pour pas cher. Oui, bien sûr, on connaît ce genre de personnes... Il m'a rappelé quelqu'un qui proposait un taxi bon marché à Moscou pour 800 roubles.
Bref, je suis à New York ! Attends... Et maintenant ? Soudain, j'ai réalisé que j'étais dans une sacrée galère... La nuit, une ville immense, des gens qui parlent une langue incompréhensible, pas de logement, pas de travail, pas de carte. AAAAAAA, C'EST TELLEMENT GÉNIAL !!!
La première chose qu'Anatoly et moi avons faite, c'est de trouver l'Airtrain (c'est un train qui relie les bâtiments de l'aéroport de New York). Naturellement, nous n'avions aucune idée de comment il fonctionnait ni où il allait. Un Afro-Américain nous a aidés à comprendre. Il a même sauté de son wagon quand il a vu que nous montions dans le mauvais train et nous a aidés à clarifier la situation.
Après l'Airtrain, le métro nous attendait. Le fait qu'il doive être sous terre ne nous est pas venu à l'esprit au début et nous avons failli monter dans un train qui nous aurait emmenés vers des « contrées lointaines ». Après avoir un peu erré et demandé notre chemin, nous l'avons enfin trouvé. Mouais... Je m'attendais à mieux... La première chose qui frappe, c'est la saleté. Ensuite, par hasard, on remarque un panneau : « Attention, des rats courent ici ». On regarde en bas – oui, c'est vrai, ils courent...
Nous avons attendu le train environ une demi-heure, puis il nous a fallu une heure de plus pour arriver à destination. Le plan du métro de Moscou est très différent de celui de New York. Moscou, c'est de la rigolade, c'est même difficile de s'y perdre, alors que New York, c'est un %4;No;:. absolu (il n'existe pas de mot dans la langue capable de le décrire).
Si quelqu'un vient me dire qu'il ne s'est jamais perdu dans le métro de New York, j'appelle le 03, ou plutôt le 911. Enfin, nous sommes arrivés au centre-ville.
Manhattan... Quiconque se rend dans la « ville qui ne dort jamais » n'a tout simplement pas le droit de ne pas visiter cet endroit. C'est beau... Incroyablement beau... Des milliers de lumières, la nuit il fait aussi clair qu'en plein jour, des gens un peu étranges... New York te recharge. Je n'avais pas dormi depuis près de 30 heures et je me sentais pourtant en pleine forme. Un seul problème : mes pieds, pas habitués à de si longues marches ininterrompues, étaient couverts d'ampoules impressionnantes.
Vers 4 heures du matin, j'ai accompagné mon compagnon de voyage au bus et je suis resté seul. C'est alors que cette maudite pluie a commencé et elle n'a pas cessé jusqu'à une heure de l'après-midi. J'ai décidé de me réfugier à Amtrak (une sorte de gare). Pendant 4 heures, j'ai erré dans cette gare d'un coin à l'autre. J'ai essayé de dormir dans un endroit où seuls les passagers sont autorisés à rester. À peine avais-je fermé les yeux que la police est arrivée en disant : Ceux qui n'ont pas de billet, dégagez ! (naturellement en anglais). Avec le cri frustré d'un Afro-Américain « BULLSHIT », la moitié de la salle s'est levée et est sortie. Au matin, la police me regardait déjà de travers. Après les mots « man, what’s going on? », j'ai décidé qu'il était temps de filer...



