En partant de ma ville natale pour l'Afrique du Sud, presque à l'autre bout du monde, je ne pensais absolument pas à écrire quelque chose de nouveau. J'avais au moins trois raisons à cela : premièrement, pendant près d'un an avant cela, j'ai traversé une crise créative, et j'avais même des pensées comme : « Et si je n'écrivais plus jamais ?! » Deuxièmement, l'expérience de mes voyages précédents me disait qu'il était inutile d'attendre de moi de la créativité à l'étranger. Je me souviens avec quel espoir je suis allé en Angleterre à l'été 2003, pensant que j'écrirais là-bas. Mais si j'y ai écrit quelque chose, c'était insignifiant et peu. À l'été 2004, je suis parti aux États-Unis, mais même là, je n'ai pas écrit plus de cinq pages en trois mois. À l'automne 2006, lors d'un voyage en bus à travers l'Europe, je me suis également révélé être un « cadavre créatif ». Bien que j'aurais pu écrire partout. Pourquoi cela a-t-il soudainement fonctionné en Afrique du Sud ? Je ne sais pas... Tout s'est passé tout seul. J'ai juste commencé. Et puis c'est parti. Je ne pouvais pas m'arrêter. Je savourais le processus, m'y abandonnant. Et j'avais l'impression que je n'écrivais pas seulement avec la tête ou le cœur, mais avec tout mon... MOI ! Tout mon MOI participait au processus. D'ailleurs, les deux premières semaines, je ne pensais pas à cet ouvrage comme à un « futur livre possible ». J'écrivais parce que ça me plaisait. Et c'était la chose la plus merveilleuse dans mon passe-temps. Et si je n'écrivais pas un livre, alors qu'est-ce que c'était, me demanderez-vous ?! Pour commencer, je faisais des brouillons de notes textuelles dans la section « Mon Blog » sur « (...).ru ». Je voulais décrire les endroits où je me trouvais, les sensations qui surgissaient lors de leur visite. J'écrivais sur des rencontres avec des personnes intéressantes et des événements. Sur mes expériences. J'aimais énormément, jusqu'à l'impossibilité, quand je réussissais à écrire de manière légère et amusante. Quand le texte n'était pas seulement lisible, mais un texte sur lequel on ne trébuche pas, qu'on avale « d'une seule traite ». Pour obtenir ce résultat, je consacrais avec enthousiasme mon temps libre, donnant à ce processus toute la force que j'avais. Il est étonnant que malgré la fatigue, le lendemain matin, je me réveillais frais et satisfait : le temps n'avait pas été perdu. Peut-on vraiment perdre son temps en faisant ce qu'on aime ?! Je pense que non. Et vous ? C'était agréable de voir les commentaires des gens qui lisaient mes publications, de recevoir des éloges sur la légèreté du style et le caractère captivant du récit. Cependant, je ne disais à personne que je peinais sur le texte, en le vérifiant plusieurs fois et en le corrigeant. Et bien que j'aie toujours été, et que je reste encore aujourd'hui, quelque peu critique à son égard, dans l'ensemble, je suis satisfait. C'était ma petite et grande joie : attirer et intéresser les gens avec mes « Notes de voyage ». Mon premier livre publié s'intitulait « Notes de voyage d'Evgeny Borisov ». Eh bien, quand j'ai envoyé en version électronique le texte des premières pages du livre que vous tenez entre vos mains à mon cousin, philologue et lui aussi écrivain, sa réponse a été inopinément émouvante. Il m'a dit que ça lui avait beaucoup plu, que je devais absolument continuer à écrire ! Et qu'à mon retour à la maison, nous retravaillerions tout cela et publierions la deuxième partie des « Notes de voyage ». Il a aussi dit qu'il m'arracherait la tête si je ne le faisais pas. Bien sûr, je savais et je sais que Pavel commence par féliciter, puis gronde (lors du « travail sur les erreurs »), MAIS... Et on ne peut pas dire qu'une telle pensée ne m'avait pas effleuré l'esprit jusqu'à ce moment-là ! J'ai encore douté une semaine, rassemblé mes pensées, écrit. Je citerai une partie de cette lettre de mon frère, concernant la publication du livre : « C'est ta chance, ne la laisse pas passer ! Après tout, nous écrivons et faisons des choses non pas pour ceux qui sont proches et qui croient en nous, mais plus pour ceux qui CROIRONT et diront un jour : Tiens, le livre de Sandalkin m'a suggéré comment ce serait mieux, m'a aidé à comprendre facilement et simplement là où j'étais confus. À mon avis, c'est la PLUS HAUTE récompense pour un écrivain ! Ce sera un guide léger et un peu désinvolte pour ceux qui partiront avec ton programme ou un programme similaire en Afrique du Sud. Et tu peux le faire ! Donner un conseil ici, mettre en garde contre une erreur là, être triste ici, rire là, et c'est ton droit ! Tes lecteurs apprécieront ! Tu te souviens chez Grishkovets dans « Traces sur moi », dans le récit « Et il a été dit » la phrase, quand un homme dit au héros : « J'ai soixante-seize ans, et tu sais, je pense que j'ai gagné le droit de tenir la fourchette de la main qui m'est confortable ! » Génial ! Simple ! Il n'y a rien de superflu ! Allez, lance-toi, JE CROIS EN TOI !!!!!!!!! » Et à un moment donné, j'ai finalement décidé : « Pourquoi pas ?! Combien de temps encore vais-je m'occuper de tout et n'importe quoi et quand vais-je commencer avec ce que j'aime ?! » À partir de ce moment, j'ai commencé à considérer mes publications-notes comme un futur livre. À QUI S'ADRESSE CET OUVRAGE ? Mon travail, bien sûr, sera intéressant et utile pour les étudiants ou les jeunes diplômés qui souhaitent participer à « Work in South Africa » ou à des programmes de bénévolat. Ou simplement pour ceux qui prévoient de venir ici un jour. Mais surtout, il conviendra probablement aux lecteurs qui souhaitent savoir ce que c'est que de vivre en Afrique du Sud. À ceux qui sont intéressés, avec moi, à partager les joies des voyages dans ce pays magnifique. Voir le quotidien (bien que, je serai honnête, j'accorde peu d'attention au quotidien ici). Et, le plus important, essayer de comprendre et de ressentir quelque chose à propos de cette autre vie, différente de la nôtre. GENRE Je veux dire tout de suite que ce n'est pas un « guide de l'Afrique du Sud ». Ce serait trop présomptueux de ma part de m'attribuer une telle chose. De plus, il existe des éditions spéciales, écrites par des personnes plus compétentes en géographie, en structure étatique et en situation économique de ce pays. Par exemple, j'ai lu le livre d'Ivan Zgersky. Téléchargé sur Internet. Je pense qu'on peut le trouver aussi en édition imprimée. Un guide informatif et fascinant d'une personne qui vit ici jusqu'à présent depuis près de vingt ans. Vous prévoyez de partir et vous ne savez pas où lire sur le pays et les villes ? Je le recommande ! Dans quel genre est-ce que j'écris ? Les genres de mon premier recueil littéraire étaient des notes de voyage, des récits et des poèmes. Les genres du deuxième livre : drame, un recueil de courts essais et une pièce de théâtre, écrite en collaboration avec un ami. Le genre du troisième : un poème en prose. Eh bien, et maintenant... Je considère cet ouvrage comme un tout, et non juste un ensemble de notes (publications) rassemblées dans un seul texte. Sous le terme « blogs » (ma variante d'auteur, du mot « blog », adoptée pour la commodité, et que j'aime mieux pour sa sonorité) on entend un « journal ouvert ». Selon le dictionnaire Internet : « blog, (weblog) – un flux de messages mis à jour périodiquement sur divers sujets, dont chacun peut être commenté par les lecteurs ; un tableau de discussion collectif ». Eh bien, ET LES BLOGS – CE SONT DES BLOGS MÊME EN AFRIQUE ! C'est ce genre-là. Je me suis fixé pour tâche d'écrire sans pathos, mais sincèrement. Sans embellissement et, dans la mesure du possible, objectivement. Je ne compte tromper personne. Tout est honnête. P.-S. Si après la lecture vous souhaitez partir en Afrique, et plus précisément en Afrique du Sud, alors je voudrais vous souhaiter bonne chance et les impressions les plus merveilleuses ! Cependant, si vous voyez plus ou moins que ce à quoi vous vous attendiez, rappelez-vous : je n'y suis pour rien ! Un conseil : essayez de laisser vos attentes à la maison. Ne pensez pas que vous ressentirez la vie ICI telle qu'elle se dessine dans votre imagination. Partez simplement ! Regardez, vivez. Si ce n'est pas difficile, essayez d'obtenir un maximum de plaisir. Et rappelez-vous : on rencontre partout de bonnes personnes. Et dans certains endroits, on en rencontre même des merveilleuses ! Et elles ne sont pas si peu nombreuses.

