Alors, Heathrow est divisé en plusieurs terminaux, nous avons atterri au terminal 5. À son tour, il est divisé en blocs A, B et C avec un nombre n de portes dans chaque bloc. Entre ces blocs circule un train à grande vitesse, qu'il ne fallait absolument pas rater. Je suis arrivée 2 minutes avant le départ, nous avons mis moins d'une minute pour le trajet, et me voilà déjà assise dans la salle d'attente pour mon vol.
C'est là que j'ai ressenti l'Amérique. Tout le monde était là : des personnes âgées voyageant en couple, des jeunes hommes d'affaires en costume en classe économique, des femmes d'un certain âge avec de grosses boucles d'oreilles à boutons, et un groupe d'étudiants, éparpillés de manière stéréotypée pour la jeunesse européenne moderne sous la direction d'un brave gars portant un t-shirt avec l'emblème de Captain America.
Au bout de la passerelle, des stewards et hôtesses de l'air nous attendaient avec des sourires charmants (vos préjugés sur la taille, l'âge, l'apparence et la silhouette sont stupides). Hello. How are you? Your place is in the very end. Et ils sourient. Ils sourient.
Et je souris.
Dans l'avion, on m'a placée à côté d'une Afro-Américaine qui répétait « oh maaaaan » de façon très classique. De l'autre côté était assise une Britannique avec qui nous sommes devenues très amies ; elle se rendait à New York pour le congrès annuel des meilleurs professeurs de musique, pour apprendre aux enfants à chanter. Mère et grand-mère attentionnée, elle était ballerine dans sa jeunesse, et son mari ainsi que ses deux gendres travaillent sur le tournage du Maped Show.
À un moment donné, j'ai eu très mal à l'estomac, si bien que j'ai dû refuser de manger. C'est ainsi que j'ai compris que la deuxième femme était britannique, car tous, sauf elle, m'ont regardée comme si j'étais un rebut de la société, comment pouvais-je refuser un steak au petit-déjeuner. Cette femme m'a aidée en échangeant nos places, en m'offrant des médicaments, comme de la gastrosidine, et en discutant de ses enfants.
En résumé, je voulais juste dire que je suis un véritable échec, car voler plus de 7 heures sans manger, c'est comme le Wi-Fi dans l'avion que je ne peux pas utiliser à cause de mon téléphone qui le capte très mal.
Je tenais un blog sur VKontakte (https://vk.com/wielec_usa), plus d'informations là-bas !

