Si vous vous attendez à trouver ici une description de mon été paradisiaque aux États-Unis, je vais vous décevoir : vous ne verrez rien de tel ici. Parce que je ne voudrais pas mentir au lecteur de ce blog, qui est actuellement en pleine confusion, en proie à des doutes sur le fait de savoir « si cela en vaut la peine » et dans une attente fébrile de son prochain voyage. Alors, soyons francs dès le début, d'accord ?;)
Je n'ai jamais eu une passion dévorante pour les voyages ni un intérêt fou pour les autres pays. C'est pourquoi, lorsque mon amie (qui rêvait d'un voyage aux États-Unis) m'a proposé d'essayer le programme Work and Travel USA, j'ai simplement répondu : « Essayons, pourquoi pas ? Ce serait génial... ». À ce moment-là, il ne m'était même pas venu à l'esprit qu'après six mois, on pouvait vraiment se retrouver en Amérique et y vivre pendant plus de 3 mois. Honnêtement, ce sentiment ne m'a pas quittée plus tard (même après la réponse affirmative du consul pour l'obtention du visa, et plus encore, après 1 ou 2 mois de séjour dans ce pays). Et vous savez pourquoi ? Parce que l'Amérique ne ressemble pas du tout à la Russie ! Mais à ce sujet, je pense que vous vous en doutez déjà vous-mêmes.
Se douter de quelque chose, lire des choses sur Internet, entendre des nouvelles, c'est une chose, mais tout ressentir par soi-même est quelque chose de complètement, complètement (et je le répète encore une fois pour faire passer l'idée) COMPLÈTEMENT différent.
Je commencerai par notre arrivée à l'aéroport de New York, dès le tout début. Il est remarquable que tout ait mal tourné dès le départ : nos bagages ne sont pas arrivés à New York en même temps que nous (ce qui équivalait pour nous à l'époque à « Vos bagages sont perdus et il est peu probable qu'ils vous reviennent. Nous vous présentons nos excuses »). Imaginez-nous, deux filles de vingt ans qui viennent d'atterrir dans un pays étranger, qui comprennent à peine les mots anglais qu'on leur dit (le niveau de langue n'a d'ailleurs rien à voir ici, nous avions toutes les deux un niveau moyen à supérieur à ce moment-là, mais le choc culturel et l'adaptation, hélas, vous ne pouvez pas y échapper !), et à qui l'on annonce que toutes les affaires nécessaires pour leur future vie pendant 3 mois sont maintenant on ne sait où et on ne sait quand elles reviendront. Voilà. Je pense qu'il n'est pas nécessaire de parler de la « petite » confusion et de la panique qui ont suivi.
Néanmoins, nous avons décidé de ne pas nous laisser abattre et de comprendre ce qui se passait. Tout s'est avéré ne pas être si terrible, car, premièrement, nous n'étions pas les seules (les bagages ne sont pas arrivés à temps pour de nombreux passagers qui volaient avec nous), et deuxièmement, à l'aéroport, tout était bien organisé pour de telles situations. Ils ont recueilli auprès de tous les données nécessaires et les adresses de leur lieu de séjour pour les 2-3 jours suivants.
Tout s'est très bien passé : un administrateur très serviable, souriant jusqu'aux oreilles et ne prêtant pas attention à notre apparence misérable, lançait des blagues pétillantes pendant toutes les explications et essayait de toutes les manières possibles de nous remonter le moral. Et cela, il faut le noter, il a réussi ! Ce dont je lui suis reconnaissante. Ici, je pense, nous avons rencontré pour la première fois le service américain typique. Ainsi, nous sommes sorties de l'aéroport, malgré les 3-4 heures supplémentaires que nous y avons passées, déjà satisfaites et prêtes à nouveau à conquérir l'Amérique.


