La question la plus fréquente qu'on m'a posée ces derniers jours :
Aziz, pourquoi es-tu retourné au même endroit ?
C'est difficile à expliquer à ceux qui n'ont pas encore trouvé leur place. Moi, je l'ai trouvée. Cet État que j'ai aimé de tout mon cœur et de toute mon âme, et où mes amis et mes managers m'attendent. Ici, j'ai un bon travail et un logement dont je suis sûr à 100 %.
J'ai déjà entendu toutes sortes d'histoires d'amis qui n'aiment pas leur travail, leur dortoir ou la ville pour une raison ou une autre, mais moi, tout me convient. C'est pourquoi je ne voulais pas prendre le risque de changer pour autre chose.
De plus, je savais que mes amis très proches, qui m'ont tant manqué toute l'année, reviendraient absolument ici cette année. Nous avons continué à garder contact avec Evgeni (ceux qui ont lu le premier blog comprendront) et avec Michaela - c'est notre triangle d'amitié, avec qui j'étais le plus proche, ainsi qu'avec beaucoup d'autres personnes.
Et compte tenu à quel point le dortoir m'a manqué, je n'ai même pas pensé à aller ailleurs. Je ne rêvais que de retourner dans mon cher Apgar.
C'est ainsi que vers le printemps, j'ai pris mon courage à deux mains et j'ai décidé de revenir à la nostalgie.
Cette année, j'avais déjà planifié le voyage à l'avance, en achetant les billets alors que j'étais encore chez moi à Tachkent. Dès que j'ai obtenu mon visa, j'ai immédiatement réservé les billets pour le trajet de Tachkent à New York, puis de là à LA. Depuis LA, j'ai pris le train pour Portland, puis le train pour le Montana. Tels étaient mes plans. L'année dernière, tout était spontané, ce qui a fait que beaucoup de choses ont échoué et j'ai dû un peu souffrir. Cette fois, j'étais plus organisé.
Et me voilà de nouveau en train de dessiner mon rêve américain, assis dans la salle d'attente de l'un des aéroports les plus lents du monde, qui m'a déjà bien mis les nerfs à rude épreuve ces dernières heures. Des détails. De la musique, un nouveau carnet et des dessins sur un nouvel été rempli d'aventures. Le fait est qu'ici, on ne peut pas s'en passer.
C'est ainsi que commence un nouveau chapitre de ma nouvelle aventure.


