Deuxième jour. Suite.
En sortant du zoo, je me suis mis à marcher dans Central Park en direction d'un autre endroit connu :
Je pense que beaucoup d'entre vous ont vu cet endroit et ont entendu cette histoire. Le célèbre chien Balto, dont l'héroïsme remonte au début du XXe siècle, lorsqu'il a sauvé toute une ville d'une épidémie grâce à son courage, bien qu'il ne fût pas, en réalité, un chien de traîneau.
Après cela, j'ai eu envie de retourner à Times Square. Ça faisait longtemps que je n'y étais pas allé. En chemin, une situation amusante s'est produite. En regardant l'affiche de la comédie musicale « Docteur Jivago » à Broadway, j'ai vu une foule étrange au coin de la rue. J'ai décidé d'aller voir. Il s'est avéré que David Letterman enregistrait ses derniers Late Shows et avait invité les invités les plus cool de cette période. Et là, l'un d'eux devait sortir. J'ai cherché sur Google, c'était Tom Hanks. Vous comprenez, bon sang ?! Tom Hanks ! L'un de mes acteurs préférés. Eh bien, bien sûr, je suis resté attendre. Nous avons attendu environ 30 minutes. Enfin, plus précisément, moi j'ai attendu ce temps-là. Mes amis plus longtemps. Tout le monde espérait qu'il sortirait et donnerait des autographes. Ouais, c'est ça. Il est sorti, a fait un signe de la main, est monté dans une voiture et est parti. Je n'ai même pas eu le temps de prendre une photo. Mais les 3 secondes où je l'ai vu me suffisent.
Eh bien, le retour à Times Square n'a rien eu d'extraordinaire. Enfin, à part cette fille argentine. J'ai flâné dans les magasins, je me suis assis. C'est tout. J'ai trouvé amusant de regarder ce type : « Il prenait des photos, encore et encore, et puis il a eu l'air triste. »
Et en général, c'est drôle de les voir arnaquer les touristes. Les Asiatiques prennent leur famille en photo avec eux, et ils accourent en exigeant : « Je feuillette toutes les photos ! Je vais compter combien il y en a. » Et il faut payer pour chacune, tu comprends. Chacun essaie de se débrouiller comme il peut, je comprends, mais ça, camarades, c'est le pompon.
Au fait, à ce moment-là, j'étais encore à Central Park à la « fontaine des amis », celle du générique de la série, et j'ai compris que tout ça n'est qu'un coup publicitaire des guides locaux. Ce n'est pas du tout cette fontaine. Ni l'environnement, ni la fontaine elle-même ne ressemblent à celle de la série. On dit que la vraie fontaine est à LA. Je ne sais pas.
Et encore une chose. J'ai vraiment envie de partager une image de ce jour-là. Elle a un côté « Love is in the air ».
Troisième jour. Aller-retour.
Honnêtement, je ne savais plus où aller. Je ne voulais pas faire de grands projets, et j'avais presque tout fait en ce qui concerne les petites choses. Bien qu'au début de la journée, j'avais l'idée d'aller à Wall Street, puis j'ai décidé : « on verra bien ».
Wall Street est sans aucun doute l'endroit que toute personne souhaitant lier sa vie à la finance ou aux affaires doit visiter. Pourquoi ? Parce qu'en se retrouvant au milieu du quartier financier, on réalise que presque tout l'argent de ce monde circule autour de soi en ce moment. Et on a envie de tout son être de faire partie de ce système. Le quartier financier lui-même est fermé à la circulation automobile et n'est composé que de touristes et d'hommes d'affaires avec un café, d'Asiatiques et d'Européens, ou de personnes sérieuses en costume. Ou simplement de gens ordinaires en pantalon, chemise et baskets. C'est aussi normal ici.
Bien sûr, une fois sur place, il faut trouver ce fameux taureau qui aurait des « organes » magiques. Touchez-les et vous deviendrez riche. Vous n'imaginez pas ce qui se passe autour de lui : aussi bien au niveau du museau que de l'arrière-train. Des dizaines d'Européens et d'Asiatiques se bousculent pour prendre une photo avec lui.
De là, je me suis dirigé vers le mémorial du 11 septembre, que je voulais aussi visiter depuis longtemps, car depuis ma jeunesse, cette tragédie me préoccupait beaucoup. Ici, on ne peut sans aucun doute pas rester indifférent. En arrivant par le côté est de Manhattan, vous tomberez d'abord sur la caserne de pompiers, au coin de laquelle se trouve un mur déchirant qui rend hommage à la mémoire des policiers, secouristes, pompiers, etc., disparus.
Et à côté du mur, il y a un panneau correspondant avec les photos des 343 héros qui ont donné leur vie pour en sauver d'autres.
En plus de cela, il y a plusieurs murs avec des citations touchantes. Au coin de la rue se trouve l'entrée de la caserne, ainsi qu'un petit musée du 11 septembre, où tous ceux qui étaient là partagent leur histoire.
Et il suffit de traverser la rue pour se retrouver devant cette immense structure avec tous les quelque 2 500 noms de civils. Et ressentir toute l'ampleur de la tragédie.
Ce carré est vraiment immense, et à côté, cela devient même un peu effrayant.
Et à côté, maintenant, il y a bien sûr le nouveau World Trade Center, qui remplace les tours jumelles et semble beaucoup plus imposant et beau.
Je me suis dirigé vers l'Empire State Building, où je suis allé en métro. Je rêvais d'y aller depuis longtemps, mais j'avais peur des files d'attente, qui, comme il s'est avéré, passent très vite grâce à l'action coordonnée des employés. Tout le plaisir coûte 32 $, mais croyez-moi, ça en vaut la peine. On peut aller jusqu'au sommet. C'est 16 étages plus haut que la plate-forme normale, mais il faudra payer plus de deux fois plus cher.
Après la longue file d'attente, on vous emmène pour une inspection, comme à l'aéroport : détecteurs de métaux, rayons X, tout comme il faut, mais après le mémorial du 11 septembre, je suis prêt à tout, honnêtement.
Après cela, on vous emmènera plus loin, où l'on vous donnera des écouteurs et un appareil tactile qui vous permet de voir et d'écouter diverses histoires sur la façon dont le bâtiment a été conçu et construit, et il y a aussi quelques divertissements. Pas une mauvaise idée. À certains endroits du bâtiment, il y a même des numéros-signes spéciaux. Vous vous approchez et vous tapez ce numéro sur l'appareil. Un détail, mais agréable.
Vous montez au 80e étage, où l'on raconte également l'histoire et la contribution culturelle au cinéma et autres (bonjour King Kong). Et puis le 86e étage, où l'on peut tout simplement devenir fou. Pourquoi ? Regardez vous-mêmes :
Tout est clair, n'est-ce pas ?
Et donc je suis resté debout de chaque côté à regarder pendant 10-15 minutes. J'étais prêt à rester comme ça éternellement. C'est de la folie. Je ne veux même rien dire. Tout est clair de toute façon. Après avoir flâné un peu plus et essayé d'attraper Bill Murray, comme Hanks hier, je suis rentré chez moi. C'est, en substance, la fin de mon New York. Enfin, pour l'instant. La nuit, je suis monté dans un taxi et je suis allé à l'aéroport. J'ai pris un taxi « Chaika ». Et je me suis senti à nouveau comme à la maison. Chauffeur russe, musique russe dans la voiture. Et les prix de ce taxi diffèrent des cabs américains.
Et puis j'ai fait une petite erreur et je suis arrivé au mauvais terminal. J'ai attendu 40 minutes le bus interne à l'aéroport, puis j'ai traversé 2 terminaux en 5 minutes probablement. Je me suis senti comme Flash.
En conclusion sur New York.
Je suis fan de Sting et j'ai toujours rêvé de paraphraser sa chanson légendaire :
I'm an alien I'm a legal alien
I'm an Uzbekman in New York









